«Nos luttes» («Nos batailles»)

admin May 13, 2018 Views 36


Le second rôle du réalisateur belge Guillaume Senez («Keeper») met en vedette Romain Duris («Tout l'argent dans le monde») en tant que père de jongler avec un emploi et deux enfants seuls.

Le réalisateur franco-belge Guillaume Senez a impressionné avec son premier long métrage, Keeper sur un garçon de 15 ans qui rêve de devenir un gardien de but de football mais qui devient enceinte et devient un père à la place. Son deuxième long métrage, Nos luttes (19459006), est encore un film sur la paternité, bien que le paterfamilias en question soit maintenant un adulte avec deux enfants qui est soudainement abandonné par sa femme et doit essayer de garder le ménage aller seul. Encore un drame sérieux à la fois intense et réaliste, c'est un autre travail solide de Senez, même si le film n'a jamais le même punch que ses débuts. Avec une grande vedette francophone en tête d'affiche dans Romain Duris, récemment considéré comme le kidnappeur de Getty Junior dans la pièce de 1945-19006 de Ridley Scott, cette projection spéciale de la Semaine de la critique de Cannes devrait non seulement des réservations de festival mais aussi une chance de succès dans les art et essai francophiles, du moins sur le vieux continent.

Tout comme le protagoniste de Keeper Struggles 'Olivier (Duris) est un homme décent qui a jeté plus de quelques balles incurvées. Il est chef d'équipe dans un entrepôt d'emballage d'une entreprise amazonienne et quand il entend Jean-Luc (Jeupeu), un membre plus âgé de son équipe, il sera renvoyé parce que le travail est trop épuisant physiquement pour lui, il essaie de convaincre les gens de la direction en pierre de ne pas le laisser partir. C'est presque une blague cruelle que Jean-Luc est quand même viré et se suicide ensuite, comme il l'a dit, ce qui laisse le bien intentionné Olivier avec une énorme dose de culpabilité pour quelque chose qu'il ne pourrait probablement pas empêcher.

La vie n'est pas faite en faisant des blagues cruelles non plus, car Laura (Lucie Debay), l'épouse du col bleu, disparaît tout simplement de la vie d'Olivier et de leurs enfants, Elliot (Basile Grunberger), huit ans, et sa petite soeur, Rose (Lena Girard Voss). Il n'y a pas d'explication, bien que le fait qu'elle soit peut-être responsable d'un accident qui a causé des brûlures sur la poitrine d'Elliot pourrait avoir quelque chose à voir avec ça. Ces deux tragédies jumelles, qui ont conduit Jean-Luc et Laura à refuser de faire face à leurs problèmes, forment la toile de fond contre laquelle Olivier doit alors affronter ses propres luttes en tant que père célibataire, avec un travail exigeant de plus en plus déshumanisé.

Heureusement, la soeur d'Olivier Betty (Laetitia Dosch), une actrice de théâtre, a du temps pour venir aider et occasionnellement leur mère, Joelle (Dominique Valadie), prête également main-forte. . Le ton de Senez reste tout à fait réaliste et si son protagoniste est à nouveau un père bien intentionné mais en tête-à-tête, ses femmes ne sont pas non plus des personnages fantastiques. Joelle insiste pour que son fils obtienne une baby-sitter ou au moins une sorte d'aide – mais comment va-t-il payer pour cela? – et plus tard, elle confesse de façon choquante qu'il y avait un moment dans son propre mariage avec des enfants qu'elle pensait aussi partir. «Mais tu ne l'as pas fait!» Insiste Olivier, se demandant clairement une fraction de seconde s'il y a un monstre imprévisible dans chaque femme de sa vie

Mais ce n'est bien sûr pas vrai et surtout le séjour de sœur Betty est une joie. Dans l'une des meilleures scènes du film, elle devine, à juste titre, qu'Olivier vient de s'accoupler avec un ex de travail (Laure Calamy) et a ainsi eu son premier rapport sexuel depuis le départ de Laura. Le moment crée un merveilleux moment de complicité fraternelle qui semble réel. "Tu as aussi droit à un bon moment", lui dit Betty, et entendre ces mots à haute voix est clairement à la fois une nécessité et un soulagement pour Olivier. Cela dit, ils ne sont pas d'accord sur tout et son départ, quand elle doit partir pour des répétitions dans une autre ville, est une tragédie pour Olivier et les enfants, avec Rose refusant de parler et de commencer.

Le bien nommé Our Struggles décrit une routine quotidienne qui sera familière à presque tous ceux qui ont dû essayer de survivre simultanément professionnellement et en privé. (Ceci est évidemment un peu plus facile pour la plupart des couples avec des enfants que pour les parents célibataires, bien que le titre de la Semaine de la Critique montre que même pour les personnes faisant partie d'un couple, cela peut être presque impossible. Exactement à cause de l'universalité de la lutte, le film ne devient jamais vraiment une étude de personnage spécifique d'Olivier, Duris le jouant comme une sorte d'everyman qui pourrait avoir quelques tics spécifiques – comme parler beaucoup et ne pas écouter quand il obtient inquiet ou en colère – mais qui est avant tout un père et un employé tout à fait universel et très reconnaissable, qui veut ce qu'il y a de mieux pour ses collègues et ses enfants

. Ce ne sont pas des gens mauvais et dont le cinéma ne juge pas, mais observe et permet au public de se faire sa propre idée de l'état du monde dans lequel nous vivons, à la fois à l'intérieur et à l'extérieur

Producti sur les compagnies: Iota Production, Les Films Pelléas, Savage Film
Distribution: Romain Duris, Laure Calamy, Laetitia Dosch, Lucie Debay, Basile Grunberger, Lena Girard Voss, Dominique Valadie, Sarah Le Picard, Cédric Vieira, Jeupeu
Réalisation: Guillaume Senez
Scénariste: Guillaume Senez, Raphaëlle Desplechin
Producteurs: Isabelle Truc, David Thion, Philippe Martin
Directeur de la photographie: Elin Kirschfink
Décorateur: Florin Dima
Costumier: Julie Lebrun
Éditeur: Julie Brenta
Casting: Laure Cochener, Sebastian Moradiellos
Ventes: Be for Films
Lieu: Festival de Cannes (Semaine de la Critique)

In Français
Pas d'évaluation, 98 minutes



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